La chapelle Saint-Georges à Blancheface

L’histoire de la chapelle Le monument a été consacré le 18 février 1329. Jusqu’au début du XVIIe siècle, il appartient à la famille de Crosne ; il passe ensuite à M. de Lamoignon, qui le revend à l’Hôtel-Dieu de Paris en 1662. À partir de cette date et jusqu’en 1946, il est détenu par plusieurs propriétaires, puis enfin rendu au culte. Depuis octobre1989, l’association diocésaine d’Évry-Corbeilles-Essonne le loue, par un bail emphytéotique de quatre-vingt-dix-neuf ans, à la commune de Sermaise, qui en a la jouissance et à laquelle incombe son entretien. L’architecture de la chapelle L’édifice rural, de plan rectangulaire orienté à l’est, est de volume simple. Deux pignons, deux murs gouttereaux percés chacun d’une fenêtre en plein cintre, un portail situé à l’ouest forment un ensemble bien équilibré. La charpente, remarquable, est constituée de vingt-et-une fermes en chêne espacées d’une soixantaine de centimètres (quatre rangs maîtres et dix-sept rangs secondaires) ; elle témoigne d’une mise en œuvre intéressante par les charpentiers du XIVe siècle. Les peintures murales du chœur — saint Georges armé de son épée par deux anges, saint Georges terrassant le dragon, le martyr de saint Georges —, réalisées par Robert Lanz, datent de 1946. À l’initiative de la commune de Sermaise et avec l’aide du Conseil général de l’Essonne, d’importants travaux de confortation des maçonneries, de restauration de la charpente et de couverture ont été entrepris en 1990. La chapelle Saint-Georges, partie intégrante du patrimoine bâti local, reste néanmoins fragile et aurait besoin d’une nouvelle campagne de restauration.