Festival des métiers d'art de la restauration du patrimoine , un rendez-vous incontournable au cœur de la CCDH

Pour la septième année consécutive, le festival des métiers d'art de la restauration du patrimoine de Blancheface s’est déroulé le dimanche 20 septembre dernier, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.Parce que nous sommes privilégiés de vivre dans un cadre exceptionnel, parce que notre habitat rural aux origines modestes mérite toute notre attention et la protection de tous, il est apparu comme une évidence aux membres de l’association Bien Vivre à Sermaise, que le meilleur apport qu’ils pouvaient faire à la commune et à la région était de sensibiliser la population... à notre environnement et à notre patrimoine.
Depuis sept ans donc, les membres de l’association œuvrent, entre autres, pour que toute la population de Sermaise et des environs puisse rencontrer les spécialistes du patrimoine : maîtres d’art, meilleurs ouvriers de France, chercheurs, enseignants, artisans reconnus par l’Unesco comme représentants des « métiers rares de France » ou dirigeants d’entreprise labélisée EPV (entreprise du patrimoine vivant).

Cette année, plus d’une soixantaine d’artisans nous ont fait partager leurs connaissances au travers de démonstrations : horloger, mosaïste, maître verrier, luthier, restaurateur de peinture, d’objets d’art, tapissier, tailleur de pierre, souffleur de verre, taillandier, vannier, maréchal-ferrant, charpentier, tourneur sur bois et restaurateur de motos ou de costumes, etc…
Plusieurs grands noms de la restauration étaient présents, notamment les Ateliers Gohard installés à Paris et à New York (dorure à la feuille et laque), la Socra de Périgueux (restauration de mosaïques et de sculptures), la Fondation de Coubertin de Saint-Rémy-lès-Chevreuse (représentée par ses dinandiers), les éditions Vial de Dourdan (spécialisées dans le patrimoine), les Ateliers de La Chapelle du Longeron (avec ses équipes de menuisiers, d’ébénistes et de sculpteurs), Mathieu Lustrerie venant du Lubéron.

Outre la présence de ces spécialistes, un autre tour de force est à noter pour cette septième édition du festival. Le déplacement d’un semi-remorque, de son chauffeur, de la famille Desprez et de son Manitou pour déposer, au pied de la chapelle Saint-Georges, un Piper J-3 de 1941, avion de 12 mètres d’envergure. Cyril Morales, restaurateur spécialisé dans ce type d’appareil, a répondu aux questions des plus curieux.
Plusieurs écoles de formation à ces métiers prestigieux s’associent chaque année à ce festival, dont le Conservatoire National des Arts et Métiers, l’école de La Bonne Graine, l’école Boulle, l’École d’Art Mural de Versailles, le CFA (centre de formation des apprentis) de Brétigny-sur-Orge et les Compagnons du devoir.

Pour la seconde année, des conférences ont été données par des chercheurs du CNRS, du CEA, du Muséum National d’Histoire Naturelle et par le Centre National du Cinéma : datation au carbone 14, préservation des œuvres préhistoriques, méthodes de restauration des œuvres cinématographiques.
Comme chaque année, quelques ateliers spécifiques ont permis aux enfants de s’initier à la mosaïque, au stylisme et à la taille de pierre.
Félicitations à BVS et à ses bénévoles pour la réussite de ce festival et pour avoir assuré une logistique devenue lourde !

Rendez-vous en 2016, toujours le dimanche des journées du patrimoine, pour la 8ème édition de ce Festival.