Et le bio ?

La politique agricole de notre département
On a parfois tendance à l'oublier, mais l'agriculture occupe 49 % du territoire essonnien.
L'aménagement raisonné du territoire intègre une politique agricole à l'échelle du département. En 2004 et 2005, le Conseil général de l'Essonne s'est engagé dans une large démarche de concertation avec tous les acteurs du monde agricole, en liaison avec l’Agenda 21 départemental et la préparation du document d'aménagement « Essonne 2020 ».
Cette démarche a permis d’identifier trois points devant faire l’objet d’attention particulière :
La gestion des espaces agricoles (notamment à la périphérie des zones urbaines),
La préservation de la qualité de vie (diversité des paysages, protection de l'environnement)
Les enjeux économiques et sociaux (commercialisation, pratiques innovantes, etc.).
Cette phase de concertation a abouti à la définition d'une politique départementale agricole qui structure l’action du Département en direction du monde agricole. Cette politique, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée départementale le 1er juin 2006, définit des orientations majeures :
Promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement
Il s'agit en particulier de maîtriser l'impact des activités agricoles sur les eaux superficielles ou de favoriser la prise en compte des préoccupations environnementales dans les opérations de remembrement.
Favoriser une gestion optimisée des espaces agricoles
D'abord en protégeant les espaces agricoles périurbains : ils peuvent, en effet, contribuer à l'attractivité de certaines zones urbaines qu'ils ceinturent. Ensuite, en développant les jachères fleuries qui ont un fort impact sur le paysage. Enfin, en garantissant une plus grande sécurité des différents usagers de la route par des aménagements propres aux activités agricoles.
Favoriser les "circuits courts" de commercialisation et des productions locales de qualité
Paradoxe : 11 millions de franciliens constituent un vaste marché de consommation et pourtant les agriculteurs rencontrent des difficultés de commercialisation de leurs produits. L'accent est donc mis, via des actions de partenariat, sur la vente directe et les "circuits courts". De plus, la promotion des produits agricoles essonniens (cresson, miel…) est mise en avant. Des projets plus spécifiques visent par exemple l'utilisation de produits "bio" dans la restauration collective.